Autorisations d’urbanisme

Quelles démarches pour mon projet ?

Vous avez un projet de construction, d’aménagement ou de démolition ? Avant d’entreprendre les travaux, pensez à vérifier au préalable si votre projet respecte la réglementation en vigueur. Cette étape vous évitera de vous retrouver devant l’obligation parfois difficile de vous mettre en conformité tôt ou tard (vente, partage, travaux importants…).

En fonction de sa nature, de son importance et de sa localisation, chaque projet est soumis :

  • soit à permis,
  • soit à simple déclaration préalable,
  • soit à aucune formalité au titre du code de l’urbanisme.

Il n’est pas nécessaire de déposer  une demande d’autorisation pour :

  • les travaux d’entretien et de réparations ordinaires (sans modification de l’aspect extérieur),
  • les ravalements,
  • les murs de soutènement,
  • les murs d’une hauteur inférieure à 2m à l’exception des murs de clôture,
  • les constructions ayant une emprise au sol et une surface de plancher inférieure ou égale à 5m² et d’une hauteur inférieure ou égale à 12m,
  • piscines dont le bassin a une superficie inférieure ou égale à 10m².

Les différentes autorisations d’urbanisme

Le code de l’urbanisme définit des délais de droit commun pour chaque procédure :

  • 1 mois pour les déclarations préalables,
  • 2 mois pour les permis de construire (maison d’habitation) et les permis de démolir,
  • 3 mois pour les autres permis.

Ce certificat vous fournit les renseignements généraux sur le terrain : règles d’urbanisme applicables au terrain, les servitudes (servitude d’utilité publique, plan prévention des risques…) ainsi que les taxes d’urbanisme.

Le certificat d’urbanisme opérationnel vous éclaire sur la faisabilité ou non de votre projet. Il vous informe également concernant la proximité des équipements publics, que ce soit la voirie ou les différents réseaux (eau, électricité, assainissement…).

Avant de signer un acte relatif à une cession de fonds de commerce ou d’un bail commercial, vous devez obligatoirement la déclarer en mairie.

La déclaration d’intention d’aliéner (DIA) est une formalité imposée à tout propriétaire qui souhaite vendre un bien immobilier situé sur une zone de préemption.

Il existe trois types de déclarations préalables de travaux :

  • Déclaration préalable autres travaux (DP) : pour tout projet n’étant pas lié à une habitation (modification extérieur, agrandissement, changement de destination) ;
  • Déclaration préalable pour maison individuelle (DPMI) : pour toute projet lié à une modification de façade ou de toiture, un ravalement de façades, une ouverture de fenêtre, une construction de clôture, de piscine, d’abri de jardin, de balcon, l’installation de panneaux photovoltaïques ou de climatiseur, la transformation d’un garage en habitation ou encore la création d’une extension…
  • Déclaration préalable pour lotissement (DPLT) : pour tout projet lié à un lotissement.

 

Cette demande permet de réaliser un aménagement.

Cette demande concerne tous les projets de construction.

Ce permis doit être demandé pour toute démolition, qu’elle soit partielle ou totale.

En savoir plus sur les différentes démarches sur Service-Public.fr.

Fiche pratique

Droit de visite et d’hébergement en cas de séparation des parents

Vérifié le 24/08/2022 – Direction de l’information légale et administrative (Première ministre)

En tant que parents séparés, vous vous interrogez sur le droit de visite et d’hébergement ? Ce droit consiste à recevoir à votre domicile (dans la plupart des cas) votre enfant selon une périodicité convenue ou définie. Vous pouvez le fixer de manière amiable ou, en cas de désaccord, faire appel au juge aux affaires familiales. Dans l’intérêt de l’enfant, le juge peut refuser le droit de visite et d’hébergement au parent qui n’exerce pas l‘autorité parentale.

    • Au cours de la procédure de divorce par consentement mutuel, vous pouvez vous mettre d’accord pour fixer les conditions du droit de visite et d’hébergement de votre enfant.

      C’est le notaire qui homologuera l’accord.

      Si vous êtes en cessation de communauté de vie (c’est-à-dire que vous ne cohabitez plus depuis plus d’1 an et que vous avez l’intention de vous séparer), c’est à vous d’organiser vous-mêmes les conditions du droit de visite et d’hébergement.

      Vous pouvez formaliser votre accord dans un écrit que vous devez signer.

    • Si vous vous séparez et que vous n’étiez pas mariés, vous pouvez organiser vous-même les conditions du droit de visite. Il est conseillé de formaliser un accord signé par les 2 parents.

      Vous pouvez également demander au juge aux affaires familiales d’homologuer votre accord à l’aide du formulaire suivant :

      Formulaire
      Requête conjointe aux fins d’homologation d’une convention parentale

      Cerfa n° 16139*01

      Accéder au formulaire (pdf – 216.4 KB)  

      Ministère chargé de la justice

      Pour vous aider à remplir le formulaire :

      Formulaire annexe :

      Modèle de convention parentale pour que l’enfant réside chez l’un des parents et que l’autre est un droit de visite et d’hébergement.

      Modèle de convention parentale pour que l’enfant soit en résidence alternée chez ses 2 parents.

      Ce formulaire présente également des modèles de convention.

      Les documents suivants sont à joindre au formulaire :

      D’autres documents peuvent être utiles en fonction de votre demande (justificatifs de domicile, avis d’imposition,…).

      Vous devez adresser votre demande au tribunal judiciaire du lieu de résidence de l’enfant.

      Où s’adresser ?

  • En cas de désaccord, que vous soyez mariés ou non, vous devez saisir le juge aux affaires familiales (tribunal judiciaire) pour fixer les conditions du droit de visite et d’hébergement de votre enfant.

    Où s’adresser ?

    Le juge peut organiser le droit de visite et d’hébergement aussi bien chez un parent ou chez l’autre, ou opter pour une résidence alternée.

Le droit de visite consiste à pouvoir rencontrer votre enfant au domicile de l’autre parent ou dans un lieu neutre déterminé (par exemple : parc, espace de rencontre dédié à cet effet).

Le droit d’hébergement consiste à accueillir (de jour comme de nuit) votre enfant chez vous pendant une période déterminée. Ce droit peut s’effectuer selon des formules différentes :

  • La semaine chez un parent et 1 week-end sur 2 chez l’autre parent avec partage des vacances scolaires
  • 1 semaine chez un parent, et 1 semaine chez l’autre parent avec partage des vacances scolaires
  • 15 jours chez un parent, 15 jours chez l’autre parent avec partage des vacances scolaires
  • 1 mois chez un parent, un mois chez l’autre parent avec partage des vacances scolaires

Si votre enfant réside habituellement chez vous, que vous déménagez, vous devez l’informer préalablement de votre déménagement.

Si vous ne respectez pas cette obligation, vous pouvez être puni de 6 mois d’emprisonnement et d’une amende pouvant aller jusqu’à 7 500 €.

Le changement de résidence est également un motif pour demander la révision du droit de visite et d’hébergement.

 À noter

seul un juge peut, dans le cadre de mesures de protection des victimes de violence, autoriser le parent à ne pas révéler son adresse.

Si vous bénéficiez d’un droit de visite et d’hébergement et si vous empêchez l’autre parent d’exercer ces droits, il pourra porter plainte. Celle-ci doit être portée devant le procureur de la République du tribunal du domicile de l’enfant.

Où s’adresser ?

Vous pouvez alors être sanctionné pour non-représentation d’enfant.

Le fait d’empêcher l’autre parent d’exercer son droit de visite et d’hébergement est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende.

  À savoir

le fait que l’enfant ne souhaite pas retourner chez l’autre parent ne dispense pas le parent chez lequel il se trouvait à le restituer conformément au droit de visite et d’hébergement fixé par le juge. S’il n’y procède pas, il pourra être sanctionné.

Lorsque la remise directe de l’enfant à l’autre parent présente un danger pour l’un d’eux, c’est le juge qui l’organise. Il peut prévoir qu’elle s’effectue dans un espace de rencontre qu’il fixe, ou avec l’assistance d’un tiers de confiance (un parent, une assistante sociale,…).

Vous pouvez modifier les conditions du droit de visite et d’hébergement (exemple : vous souhaitez accueillir votre enfant sur une période plus longue).

Dans l’intérêt de l’enfant

Le droit de visite de l’un des parents peut être supprimé par le juge si l’intérêt de votre enfant le justifie (en cas de violence, délaissement…).

En cas de violences conjugales

Le droit de visite de l’un des parents peut être suspendu par le juge dans le cadre de la mise sous contrôle judiciaire du parent auteur de violences conjugales.

Pour en savoir plus