Attestation d’accueil

Un étranger, qui souhaite venir en France pour une visite privée ou familiale inférieure à 3 mois, doit présenter un justificatif d’hébergement. Ce document est appelé attestation d’accueil.

L’attestation d’accueil est un formulaire rempli et signé par la personne qui se propose d’assurer le logement d’un étranger pendant son séjour.
La demande est faite en mairie. L’attestation est délivrée si l’hébergeant remplit certaines conditions. En cas de refus, des recours sont possibles.
 
L’attestation d’accueil concerne tout étranger souhaitant séjourner moins de 3 mois en France, dans le cadre d’une visite privée ou familiale, sauf : 

  • ressortissant d’un pays de l’Espace économique européen, suisse, andorran ou monégasque
  • titulaire d’un visa de circulation Schengen, valable 1 an minimum pour plusieurs entrées
  • titulaire d’un visa carte de séjour à solliciter dans les 2 mois suivant l’arrivée,
  • personne effectuant un séjour humanitaire ou dans le cadre d’un échange culturel, sous conditions 

Attention, l’attestation d’accueil est payante (30 €).

Pièces à fournir

La demande est faite et signée sur place sur le formulaire cerfa n°10798*03, remis au guichet de la mairie.
 
Le demandeur doit présenter les originaux des pièces suivantes :

  • justificatif d’identité (carte d’identité ou passeport pour le Français, l’Européen ou le Suisse ; titre de séjour pour les autres étrangers impérativement à la bonne d-adresse),
  • Si vous êtes locataire : contrat de location + dernière quittance de loyer 
  • Si vous êtes propriétaire : acte de propriété + dernier avis de taxe foncière
  • justificatif de domicile (quittance de téléphone ou EDF ou EAUX) ;
  • tout document justifiant ses ressources (3 derniers bulletins de salaire, dernier avis d’imposition, indemnités chômage ou retraite, allocations familiales) et son engagement à prendre en charge financièrement l’étranger s’il est défaillant,
  • tout document sur sa capacité à héberger le ou les étrangers dans des conditions normales de logement (en termes de superficie, de sécurité, de salubrité et de confort du logement),
  • un timbre fiscal pour un montant de 30 €
  • si l’attestation d’accueil concerne un mineur non accompagné, une attestation sur papier libre des détenteurs de l’autorité parentale, précisant la durée et l’objet du séjour de l’enfant + copie de la pièce d’identité du signataire de l’attestation.
  • Se munir du numéro de passeport du ou des visiteurs, qui doit être inscrit sur le formulaire (ainsi que les dates de délivrance et d’expiration et lieu d’établissement) + état civil et adresse de la personne hébergée + dates exactes du séjour

 
À noter

  • Un justificatif d’assurance est exigé au consulat (prise soit par l’hébergeant soit par l’hébergé et présenté aux autorités consulaires lors de la demande de visa) ;
  • L’appréciation des conditions de logement est rétablie et des enquêtes au domicile sont possibles ;
  • L’engagement de l’hébergeant à prendre en charge les frais de séjour de l’hébergé si celui-ci ne peut le faire.

Délivrance de l’attestation

Le délai d’obtention est habituellement entre 2 et 4 semaines.
 
La validation permet notamment au maire de vérifier que le signataire de l’attestation :

  • est bien la personne qui déclare accueillir le ou les visiteurs étrangers,
  • et qu’il peut héberger ses visiteurs dans des conditions normales de logement.

En cas d’avis favorable du maire, l’attestation d’accueil validée est délivrée au demandeur. Il doit se présenter en personne à la mairie.
La délivrance n’est pas forcément immédiate. Un examen approfondi du dossier ou une enquête dans le logement d’accueil peut être nécessaire. Dans ce cas, un récépissé de dépôt est remis au demandeur.
L’attestation d’accueil validée doit être transmise par l’hébergeant à l’étranger qu’il souhaite accueillir.
 
L’attestation d’accueil indique notamment :

  • l’identité du signataire,
  • le numéro du passeport, l’identité et la nationalité de l’étranger accueilli, et éventuellement ceux de son conjoint et de ses enfants mineurs qui l’accompagnent,
  • le lieu d’accueil prévu et les caractéristiques du logement,
  • qui, de l’étranger ou de l’accueillant, s’engage à souscrire une assurance prenant en charge à hauteur de 30 000 € minimum les dépenses pour les soins pouvant être reçus pendant le séjour en France.

Fiche pratique

Représentant de la section syndicale (RSS)

Vérifié le 16/12/2021 – Direction de l’information légale et administrative (Première ministre)

Lorsqu’un syndicat ne remplit pas les critères de représentativité dans une entreprise ou un établissement d’au moins 50 salariés, il peut désigner un représentant de la section syndicale (RSS). Les missions d’un RSS sont les mêmes que celles du délégué syndical (DS), mais un RSS n’a pas le droit de négocier des accords collectifs. Un RSS peut être désigné dans une entreprise de moins de 50 salariés, à des conditions spécifiques.

Dans une entreprise (ou établissement) de moins de 50 salariés, un syndicat non représentatif peut désigner un membre de la délégation du personnel au comité social et économique (CSE), comme représentant de la section syndical (RSS). Cette désignation est possible si le syndicat non représentatif a créé une section syndicale.

Le représentant de la section syndicale (RSS) est un membre titulaire de la délégation du personnel au comité social et économique (CSE) désigné par un syndicat non représentatif dans l’entreprise.

Le syndicat qui désigne un RSS n’a pas besoin d’établir sa représentativité. Il doit néanmoins répondre aux 4 conditions suivantes :

  • Ancienneté de 2 ans minimum
  • Compétent dans le champ géographique et professionnel de l’entreprise
  • Respect des valeurs républicaines (respect de la liberté d’opinion politique par exemple)
  • Transparence financière (respect des obligations comptables par exemple)

Le RSS anime la section syndicale constituée par le syndicat non représentatif. Si le syndicat devient représentatif aux élections professionnelles, le RSS peut alors être désigné délégué syndical.

Conditions d’âge et d’ancienneté

Le salarié candidat aux fonctions de RSS doit répondre aux 3 conditions suivantes :

  • Être âgé d’au moins 18 ans
  • Travailler dans l’entreprise depuis 1 an minimum (ou depuis 4 mois en cas de création d’entreprise ou d’ouverture d’établissement)
  • N’avoir fait l’objet d’aucune interdiction, déchéance ou incapacité concernant ses droits civiques

Pour être désigné en tant que RSS par un syndicat, le salarié d’une entreprise temporaire doit respecter toutes les conditions suivantes :

  • Être âgé d’au moins 18 ans
  • Travailler dans l’entreprise depuis 6 mois minimum en prenant en compte les périodes de contrat de mission au cours des 18 mois avant la désignation
  • N’avoir fait l’objet d’aucune interdiction, déchéance ou incapacité concernant ses droits civiques

Choix du salarié désigné

Le syndicat non représentatif dans l’entreprise désigne le RSS parmi les membres titulaires de la délégation du personnel au comité social et économique (CSE).

  À savoir

une convention ou un accord collectif peut prévoir des conditions de désignation plus favorables.

Le syndicat informe l’employeur de l’identité du RSS par lettre recommandée avec accusé de réception ou par lettre remise contre récépissé.

La lettre doit mentionner le mandat confié au salarié et le cadre dans lequel cette désignation est effectuée (entreprise, établissement par exemple).

Une copie de ce courrier est adressée par le syndicat à l’inspecteur du travail qui suit l’entreprise.

Le syndicat affiche le nom du RSS sur le panneau réservé aux communications syndicales.

  À savoir

en cas de remplacement du RSS ou de cessation de ses fonctions en cours de mandat, la même procédure est appliquée.

Le RSS assure le lien entre les salariés et l’organisation syndicale à laquelle il appartient.

Il anime la section syndicale.

Il représente son syndicat auprès de l’employeur et assure la défense des salariés.

Il peut notamment :

  • Formuler des propositions, des revendications ou des réclamations
  • Assister le salarié qui le souhaite lors d’un entretien préalable à une sanction disciplinaire ou un éventuel licenciement

Il ne peut pas négocier d’accords collectifs avec l’employeur, contrairement au délégué syndical (DS).

Toutefois, le RSS peut négocier un accord avec l’employeur, sur mandatement de son organisation syndicale représentative au niveau national et interprofessionnel dans l’un des cas suivants :

  • Aucun délégué syndical n’a pu être désigné au 1er tour des élections professionnelles
  • Il n’existe pas de délégué syndical dans l’entreprise

Heures de délégation

Le RSS ne dispose pas de crédit d’heures de délégation. Mais un accord collectif peut prévoir de lui en attribuer un.

Le RSS utilise le crédit d’heures dont il bénéficie au titre de son mandat de représentant du personnel au CSE pour exercer ses missions.

Déplacements

Pour l’exercice de ses fonctions, le RSS peut se déplacer en dehors de l’entreprise durant ses heures de délégation.

Il peut circuler librement dans l’entreprise et prendre les contacts nécessaires à l’accomplissement de sa mission.

Il peut également prendre contact avec un salarié à son poste de travail. Cela ne doit pas gêner le travail des salariés.

Communication

La section syndicale dispose d’un panneau d’affichage dans l’entreprise.

Elle peut organiser, en dehors du temps de travail, des réunions mensuelles pour les salariés.

Elle peut distribuer des tracts syndicaux.

Le mandat du RSS s’achève automatiquement à la fin des 1res élections professionnelles qui suivent sa désignation.

Le mandat peut aussi prendre fin dans les cas suivants :

  • Le syndicat retire le mandat de RSS au salarié qu’il avait désigné
  • Démission de son mandat
  • Rupture du contrat de travail (démission de son emploi par exemple)

Le statut de salarié protégé permet de s’assurer que le licenciement du salarié n’a pas de lien avec ses fonctions de représentant de la section syndicale. Cette protection vise notamment à le protéger d’éventuelles représailles de l’employeur.

La protection est applicable pendant toute la durée du mandat du RSS.

À l’expiration du mandat, le RSS bénéficie d’une protection contre le licenciement fixée à 12 mois à condition d’avoir exercé ses fonctions pendant au moins 1 an.

Un syndicat non représentatif peut désigner un représentant de la section syndicale (RSS). Cette désignation est possible si le syndicat non représentatif a créé une section syndicale.

Le représentant de la section syndicale (RSS) est un salarié de l’entreprise désigné par un syndicat non représentatif dans l’entreprise ou l’établissement.

Le syndicat qui désigne un RSS n’a pas besoin d’établir sa représentativité. Il doit néanmoins répondre aux 4 conditions suivantes :

  • Ancienneté de 2 ans minimum
  • Compétent dans le champ géographique et professionnel de l’entreprise
  • Respect des valeurs républicaines (respect de la liberté d’opinion politique par exemple)
  • Transparence financière (respect des obligations comptables par exemple)

Le RSS anime la section syndicale constitué par le syndicat non représentatif. Si le syndicat devient représentatif aux élections professionnelles, le RSS peut alors être désigné délégué syndical.

Le salarié candidat aux fonctions de RSS doit répondre aux 3 conditions suivantes :

  • Être âgé d’au moins 18 ans
  • Travailler dans l’entreprise depuis 1 an minimum (ou depuis 4 mois en cas de création d’entreprise ou d’ouverture d’établissement)
  • N’avoir fait l’objet d’aucune interdiction, déchéance ou incapacité concernant ses droits civiques

Si le syndicat est représentatif dans l’entreprise, mais pas dans 1 ou plusieurs établissements d’au moins 50 personnes, un RSS peut être désigné dans chacun d’eux.

  À savoir

chaque syndicat ne peut désigner qu’un seul RSS par entreprise ou établissement, quel que soit le nombre de salariés.

Pour être désigné en tant que RSS par un syndicat, le salarié d’une entreprise temporaire doit respecter toutes les conditions suivantes :

  • Être âgé d’au moins 18 ans
  • Travailler dans l’entreprise depuis 6 mois minimum en prenant en compte les périodes de contrat de mission au cours des 18 mois avant la désignation
  • N’avoir fait l’objet d’aucune interdiction, déchéance ou incapacité concernant ses droits civiques

Si le syndicat est représentatif dans l’entreprise, mais pas dans un ou plusieurs établissements d’au moins 50 personnes, un RSS peut être désigné dans chacun d’eux.

  À savoir

chaque syndicat ne peut désigner qu’un seul RSS par entreprise ou établissement, quel que soit le nombre de salariés.

Choix du salarié désigné

Le syndicat non représentatif dans l’entreprise désigne le RSS parmi les salariés de l’entreprise.

Le syndicat informe l’employeur de l’identité du RSS par lettre recommandée avec accusé de réception ou par lettre remise contre récépissé.

La lettre doit mentionner le mandat confié au salarié et le cadre dans lequel cette désignation est effectuée (entreprise, établissement par exemple).

Une copie de ce courrier est adressée par le syndicat à l’inspecteur du travail qui suit l’entreprise.

Le syndicat affiche le nom du RSS sur le panneau réservé aux communications syndicales.

  À savoir

en cas de remplacement du RSS ou de cessation de ses fonctions en cours de mandat, la même procédure est appliquée.

Le RSS assure le lien entre les salariés et l’organisation syndicale à laquelle il appartient.

Il anime la section syndicale.

Il représente son syndicat auprès de l’employeur et assure la défense des salariés.

Il peut notamment :

  • Formuler des propositions, des revendications ou des réclamations
  • Assister le salarié qui le souhaite lors d’un entretien préalable à une sanction disciplinaire ou un éventuel licenciement

Il ne peut pas négocier d’accords collectifs avec l’employeur, contrairement au délégué syndical (DS).

Toutefois, le RSS peut négocier un accord avec l’employeur, sur mandatement de son organisation syndicale représentative au niveau national et interprofessionnel dans l’un des cas suivants :

  • Aucun délégué syndical n’a pu être désigné au 1er tour des élections professionnelles
  • Il n’existe pas de délégué syndical dans l’entreprise

Heures de délégation

Le RSS dispose d’au moins 4 heures de délégation par mois pour se consacrer à ses fonctions.

Ces heures de délégation sont considérées comme du temps de travail effectif. Elles sont payées avec le salaire habituel.

Les heures de délégation d’un cadre en forfait-jours sont regroupées en demi-journées, qui viennent en déduction du nombre annuel de jours travaillés. Une demi-journée correspond à 4 heures de mandat.

Déplacements

Pour l’exercice de ses fonctions, le RSS peut se déplacer en dehors de l’entreprise durant ses heures de délégation.

Il peut circuler librement dans l’entreprise et prendre les contacts nécessaires à l’accomplissement de sa mission.

Il peut également prendre contact avec un salarié à son poste de travail. Cela ne doit pas gêner le travail des salariés.

Communication

La section syndicale dispose d’un panneau d’affichage dans l’entreprise.

Elle peut organiser, en dehors du temps de travail, des réunions mensuelles pour les salariés.

Elle peut distribuer des tracts syndicaux.

Le mandat du RSS s’achève automatiquement à la fin des 1res élections professionnelles qui suivent sa désignation.

Le mandat peut aussi prendre fin dans les cas suivants :

  • Le syndicat retire le mandat de RSS au salarié qu’il avait désigné
  • Démission de son mandat
  • Rupture du contrat de travail (démission de son emploi par exemple)

Le statut de salarié protégé permet de s’assurer que le licenciement du salarié n’a pas de lien avec ses fonctions de représentant de la section syndicale. Cette protection vise notamment à le protéger d’éventuelles représailles de l’employeur.

La protection est applicable pendant toute la durée du mandat du RSS.

À l’expiration du mandat, le RSS bénéficie d’une protection contre le licenciement fixée à 12 mois à condition d’avoir exercé ses fonctions pendant au moins 1 an.