Faire apostiller/légaliser des documents officiels

La légalisation ou l’apostille d’un acte public établi par une autorité française sont des démarches qui visent à certifier l’authenticité d’un acte public français destiné à être utilisé auprès des autorités d’un pays étranger. Ces procédures garantissent que l’acte, qu’il s’agisse d’un acte de naissance, de mariage, de décès ou tout autre document officiel, sera reconnu valide par les autorités étrangères. Bien qu’elles aient le même objectif, la légalisation ou l’apostille diffèrent principalement par leur champ d’application, qui dépend du pays de destination de l’acte.

Légalisation : La légalisation consiste à faire certifier la signature et la qualité du signataire d’un document par une autorité compétente, afin de lui conférer une valeur légale dans un pays étranger. La légalisation est requise pour les documents destinés à des pays qui ne sont pas signataires de la Convention de La Haye du 5 octobre 1961. C’est une démarche plus complexe qui peut impliquer plusieurs étapes, notamment l’intervention des autorités françaises (désormais les notaires) puis celles du pays de destination (son ambassade ou son consulat en France).

L’apostille : L’apostille est une procédure simplifiée de la légalisation prévue par la Convention de La Haye de 1961. Elle remplace la légalisation pour les documents destinés à être utilisés dans les pays signataires de cette convention. Une apostille appose un estampille ou une vignette spécifique sur le document, attestant de sa légalité et de la qualité du signataire. C’est une procédure unique qui rend l’acte directement valide auprès des autorités étrangères du pays signataire, sans autre formalité.

Depuis le 1er mai 2025 pour l’apostille et le 1er septembre 2025 pour la légalisation, la compétence de délivrance de ces formalités a été transférée des tribunaux et du ministère des Affaires étrangères aux notaires en France.

La demande s’effectue :

  • en ligne sur la plateforme dédiée aspostille.notaires.fr 
  • au Centre d’apostille et de légalisation de l’un des quinze conseils régionaux ou chambres interdépartementales.

Pour la région Île-de-France :

  • Chambre interdépartementale des Notaires de Paris – 50, avenue Daumesnil 75012 PARIS
  • Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 13h pour les dépôts de nouveaux dossiers, sur rendez-vous – sauf urgence. Pour prendre rendez-vous, cliquez sur RDV.

la délivrance des formalités d’apostille et de légalisation donne lieu à une redevance dont les modalités sont fixées par arrêté conjoint du ministre de la Justice et du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

REDEVANCE Personnes physiques Personnes morales
Selon les termes de l’arrêté du 10 avril 2025 portant sur les modalités de la redevance prévue par l’article 15du décret n° 2021-1205 du 17 septembre 2021 modifié relatif à la légalisation et à l’apostille des actes publics établis par les autorités françaises. Délivrance normale, sous 3 jours ouvrés *
Par acte ou document, si la demande concerne jusqu’à 3 actes ou documents 10€ H.T. 20€ H.T.
Par acte ou document, à partir du 4ème acte ou document 5€ H.T. 10€ H.T.
Délivrance rapide, sous 24h **
Par acte ou document, si la demande concerne jusqu’à 3 actes ou documents 20€ H.T. 40€ H.T.
Par acte ou document, à partir du 4ème acte ou document 10€ H.T 20€ H.T.

 

Fiche pratique

Fonction publique : congé spécial

Vérifié le 08/11/2021 – Direction de l’information légale et administrative (Première ministre)

Un fonctionnaire territorial détaché sur un emploi de direction peut bénéficier d’un congé spécial sous conditions (notamment d’âge et de durée de services). Le fonctionnaire en congé n’occupe plus ses fonctions, mais continue d’être rémunéré par l’administration qui l’employait. Il peut exercer une activité rémunérée pendant le congé. À la fin du congé spécial, il est admis d’office à la retraite.

Vous pouvez bénéficier d’un congé spécial si vous êtes détaché sur un emploi de direction (ou emploi fonctionnel).

Les emplois de direction concernés sont les suivants :

  • Directeur général des services (DGS) et directeur général adjoint (DGA) des services des départements et des régions
  • DGS et DGA de commune de plus de 2 000 habitants
  • Directeur général des services techniques (DGST) ou directeur des services techniques (DST) de commune de plus de 10 000 habitants
  • Directeur général (DG) et DGA d’EPCI à fiscalité propre de plus de 10 000 habitants
  • DGST d’EPCI à fiscalité propre de plus de 10 000 habitants
  • DG et DGA de certains établissements publics (métropoles, communautés urbaines, communautés d’agglomération nouvelle, communautés d’agglomération, centres interdépartementaux de gestion, etc.)
  • DG, DGA et directeur de délégation du CNFPT
  • Directeur départemental, directeur départemental adjoint des services d’incendie et de secours

Si vous êtes en disponibilité et avez été recruté directement sur votre emploi fonctionnel, vous ne pouvez pas bénéficier d’un congé spécial.

Les conditions à remplir pour bénéficier d’un congé spécial varient selon que vous en faites la demande pendant que vous êtes en fonction ou lorsqu’il est mis fin à vos fonctions par l’autorité territoriale.

Vous devez remplir toutes les conditions suivantes :

  • Avoir entre 57 et 62 ans
  • Justifier d’au moins 20 ans de services valables pour le calcul de votre pension de retraite
  • Occuper votre emploi de direction depuis au moins 2 ans

Le congé spécial ne peut pas vous être accordé si un autre fonctionnaire de votre collectivité en bénéficie déjà en application de ces mêmes conditions.

En revanche, le congé spécial peut vous être accordé si un autre fonctionnaire de votre collectivité déchargé de fonction en bénéficie déjà.

Vous devez remplir les 2 conditions suivantes :

  • Avoir entre 57 et 62 ans
  • Justifier d’au moins 20 ans de services valables pour le calcul de votre pension de retraite

Le congé spécial vous est accordé d’office que votre collectivité compte déjà un fonctionnaire en congé spécial ou non.

Vous devez formuler votre demande de congé à l’autorité territoriale qui vous a nommé sur l’emploi fonctionnel.

Si vous êtes déchargé de fonction, vous pouvez formuler votre demande de congé jusqu’à la fin de la période de prise en charge par le CNFPT.

Le congé spécial vous est accordé par l’autorité territoriale dès lors que vous remplissez les conditions pour en bénéficier.

La durée du congé spécial est fixée à 5 ans maximum.

Sa durée est réduite si vous atteignez la limite d’âge pendant ces 5 ans.

Si le congé vous a été accordé d’office suite à une décharge de fonctions, le congé se termine à la fin du mois au cours duquel vous pouvez avoir une retraite à taux plein.

Pendant votre congé, vous êtes indemnisé par votre collectivité. Vous percevez les sommes suivantes :

  • Traitement indiciaire atteint à la date de votre mise en congé
  • Indemnité de résidence
  • Supplément familial de traitement (SFT) si vous y avez droit

Si vous exercez une activité rémunérée pendant votre congé, votre indemnisation peut être réduite dans des conditions qui varient selon que vous retravaillez dans le secteur privé ou dans le secteur public.

Votre indemnisation vous est versée intégralement si la rémunération de votre activité privée ne dépasse pas 50 % du montant de cette indemnisation.

Si la rémunération de votre activité privée dépasse 50 % du montant de votre indemnisation, l’indemnisation versée par votre collectivité est réduite dans les conditions suivantes  :

Montant de l’indemnisation si le fonctionnaire travaille dans le secteur privé pendant son congé spécial

Votre rémunération d’activité est :

Votre collectivité vous verse :

Comprise entre 50 % et les 2/3 du montant de l’indemnisation

Les 2/3 de votre indemnisation

Comprise entre les 2/3 et 100 % du montant de l’indemnisation

La moitié de votre indemnisation

Comprise entre 100 % et 125 % du montant de l’indemnisation

⅓ de votre indemnisation

Supérieure à 125 % du montant de l’indemnisation

Votre collectivité assure uniquement le versement de votre cotisation retraite à la CNRACL

Quel que soit le montant de votre rémunération d’activité, votre collectivité assure uniquement le versement de votre cotisation retraite à la CNRACL.

Pendant votre congé spécial, vous continuez de cotiser à la retraite. Le temps passé en congé spécial est pris en compte pour la constitution du droit à pension et le calcul de votre pension.

Le 1er janvier et le 1er juillet de chaque année, vous devez informer votre collectivité des activités publiques ou privées que vous avez exercées au cours du semestre précédent. Vous devez lui indiquer le montant des rémunérations perçues.

À la fin de votre congé spécial, vous êtes mis automatiquement à la retraite.

Vous pouvez bénéficier d’un congé spécial si vous appartenez au corps des personnels de direction.

Vous devez remplir les 2 conditions suivantes à la date de votre demande de congé :

  • Être âgé d’au moins 60 ans
  • Justifier d’au moins 28 ans de services civils et militaires valables pour la retraite.

En outre, vous devez occuper ou avoir occupé l’un des emplois suivants :

  • Certains emplois fonctionnels (Directeur général adjoint – DGA – de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (HP-HP), secrétaire général et DGA des hospices civils de Lyon et de l’assistance publique-hôpitaux de Marseille, etc.)
  • Emploi de directeur d’hôpital, de secrétaire général de syndicat interhospitalier ou de directeur de groupes d’établissements relevant de l’AP-HP et avoir atteint le grade le plus élevé de votre corps
  • Emploi fonctionnel dans la fonction publique d’État ou territoriale
  • Directeur d’agence régionale de l’hospitalisation ou directeur général d’ARS

Le nombre de congés spéciaux ouverts aux personnels de direction est limité à 12.

 À noter

si vous êtes en disponibilité, vous ne pouvez pas bénéficier d’un congé spécial.

Vous devez formuler votre demande de congé auprès du centre national de gestion (CNG) des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière.

Le congé spécial est accordé par le directeur général du CNG.

La durée du congé spécial est fixée à 5 ans maximum.

Sa durée est réduite si vous atteignez la limite d’âge pendant ces 5 ans.

Pendant votre congé, vous êtes indemnisé par le centre national de gestion (CNG) des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière. Vous percevez les sommes suivantes :

  • Traitement indiciaire atteint à la date de votre mise en congé
  • Indemnité de résidence
  • Supplément familial de traitement (SFT) si vous y avez droit

Si vous exercez une activité rémunérée pendant votre congé, votre indemnisation peut être réduite dans des conditions qui varient selon que vous retravaillez dans le secteur privé ou dans le secteur public.

Votre indemnisation vous est versée intégralement si la rémunération de votre activité privée ne dépasse pas 50 % du montant de cette indemnisation.

Si la rémunération de votre activité privée dépasse 50 % du montant de votre indemnisation, l’indemnisation versée par votre collectivité est réduite dans les conditions suivantes  :

Montant de l’indemnisation si le fonctionnaire travaille dans le secteur privé pendant son congé spécial

Votre rémunération d’activité est :

Le CNG vous verse :

Comprise entre 50 % et les 2/3 du montant de l’indemnisation

Les 2/3 de votre indemnisation

Comprise entre les 2/3 et 100 % du montant de l’indemnisation

La moitié de votre indemnisation

Comprise entre 100 % et 125 % du montant de l’indemnisation

⅓ de votre indemnisation

Supérieure à 125 % du montant de l’indemnisation

Le CNG assure uniquement le versement de votre cotisation retraite à la CNRACL

Quel que soit le montant de votre rémunération d’activité, le CNG assure uniquement le versement de votre cotisation retraite à la CNRACL.

Pendant votre congé spécial, vous continuez de cotiser à la retraite. Le temps passé en congé spécial est pris en compte pour la constitution du droit à pension et le calcul de votre pension.

Le 1er janvier et le 1er juillet de chaque année, vous devez informer le CNG des activités publiques ou privées que vous avez exercées au cours du semestre précédent. Vous devez lui indiquer le montant des rémunérations perçues.

À la fin de votre congé spécial, vous êtes mis automatiquement à la retraite.

Le congé spécial n’existe plus dans la fonction publique d’État.