Le recensement est une obligation légale : les jeunes français atteignant l’âge de 16 ans doivent se faire recenser à compter de la date de leur anniversaire et le dernier jour du 3ème mois qui suit celui de son anniversaire. Le recensement permet l’inscription d’office du jeune sur les listes électorales à ses 18 ans.
Les personnes devenues françaises entre leur 16ème et leur 25ème anniversaire sont aussi soumises à cette obligation dans le mois qui suit la notification de la décision leur accordant la nationalité française.
Les personnes recensées devront participer, pour le compte de l’armée, à une journée appelée « Appel de Préparation à la Défense » dans laquelle elles suivront une série d’enseignements relatifs à la défense nationale.
Qui doit faire la démarche ?
Si le jeune est mineur, il peut faire la démarche seul ou se faire représenter par l’un de ses parents.
Si le jeune est majeur, il doit faire la démarche seul.
à la mairie de leur domicile dans le mois qui suit la date de leur anniversaire.
Important : suite au recensement, la mairie remet une attestation de recensement. Cette attestation est nécessaire pour toute inscription à des examens, concours, auprès d’une auto-école. Le recensement ne peut être fait avant le jour du seizième anniversaire.
Bon à savoir
Si le jeune est atteint d’un handicap ou d’une maladie invalidante, et qu’il souhaite être dispensé de la journée défense et citoyenneté, il doit présenter sa carte d’invalidité ou certificat médical délivré par un médecin agréé auprès du ministre de la défense.
Obtention d’une contribution financière en l’absence de filiation paternelle
Vérifié le 01/03/2022 – Direction de l’information légale et administrative (Première ministre), Ministère chargé de la justice
Un enfant non reconnu peut obtenir une aide financière de la part de son père supposé, c’est-à-dire de la personne qui entretenait des relations intimes avec sa mère au moment de sa conception. Il doit mener une action aux fins de subsides devant la justice. Cette action permet d’obtenir une pension alimentaire. Elle ne crée pas de lien de filiation.
Pour demander une contribution financière au père supposé d’un l’enfant lorsqu’il n’existe pas de lien de filiation entre eux, il faut engager une action aux fins de subsides.
L’action doit être exercée contre celui qui a eu des rapports sexuels avec la mère pendant la période légale de conception. Il s’agit de la période située entre le 300e et 180e jour précédant la naissance de l’enfant.
L’aide financière peut être demandée dans les cas suivants :
Refus d’établir le lien de filiation avec le père
Impossibilité d’établir le lien de filiation (enfant issu d’une relation incestueuse par exemple)
À noter
pour établir un lien de filiation entre l’enfant et le père prétendu, il faut engager une action en recherche de paternité.
Tout dépend de l’âge de l’enfant.
Mère de l’enfant
Enfant devenu adulte
La mère peut agir jusqu’aux 18 ans de l’enfant.
L’enfant lui-même peut agir dans les 10 ans qui suivent sa majorité, soit jusqu’à ses 28 ans.
L’action peut être exercée auprès du tribunal judiciaire du domicile de l’enfant ou du domicile de celui qui a eu des relations avec la mère.
La preuve de l’existence de relations intimes à l’époque de la conception de l’enfant peut être apportée par tout moyen. Par exemple, lettres, photos, témoignages.
Le père supposé peut s’opposer à la demande de contribution financière en apportant la preuve qu’il ne peut pas être le père.
Tous les moyens sont possibles, par exemple une expertise génétique (test de paternité) ordonnée par le juge.
Effets financiers
Le juge fixe le montant de la contribution financière en fonction des éléments suivants :
Besoins de l’enfant
Ressources et situation familiale du père supposé
La contribution est due à compter de l’introduction de la demande en justice.
Le juge ne peut pas demander au père supposé de payer une contribution pour une période antérieure à cette demande.
La pension alimentaire est versée à l’une des personnes suivantes :
Mère pendant la minorité de l’enfant
Enfant majeur dans le besoin
En cas de décès du père supposé, le paiement de la pension doit être assuré par ses héritiers.
Autres effets
Le jugement qui oblige le père à verser une contribution financière n’établit pas de lien de filiation entre le père supposé et l’enfant.
Ce jugement n’a donc pas de conséquences sur les éléments suivants :