L’établissement de la filiation d’un enfant de parents mariés est automatique pour les couples mariés. Aucune démarche n’est nécessaire. La présomption de paternité peut être écartée dans certains cas.
Pour les couples non mariés
Au sein d’un couple non marié, la filiation d’un enfant s’établit différemment à l’égard du père et de la mère. Pour la mère, il suffit que son nom apparaisse dans l’acte de naissance pour que la maternité soit établie. En revanche, pour établir sa paternité, le père doit faire une reconnaissance (avant ou après la naissance de l’enfant).
Avant la naissance
Le père et la mère peuvent reconnaître leur enfant avant la naissance ensemble ou séparément. La démarche se fait dans n’importe quelle mairie. Il suffit de présenter une pièce d’identité et de faire une déclaration à l’état civil. L’acte de reconnaissance est rédigé immédiatement par l’officier d’état civil et signé par le parent concerné ou par les deux en cas de reconnaissance conjointe. L’officier d’état civil remet une copie de l’acte qu’il faudra présenter lors de la déclaration de naissance.
Au moment de la déclaration de naissance
Dès lors que le nom de la mère figure dans l’acte de naissance de l’enfant, la filiation maternelle est automatique et la mère n’a pas de démarche à faire. En revanche, pour établir la filiation paternelle, le père doit reconnaître l’enfant. Il peut le faire à l’occasion de la déclaration de naissance, c’est-à-dire dans les 5 jours qui suivent la naissance. Elle est alors contenue dans l’acte de naissance de l’enfant. Il doit s’adresser à la mairie du lieu de naissance. À l’occasion de la naissance du premier enfant, un livret de famille est délivré.
Vérifié le 01/05/2023 – Direction de l’information légale et administrative (Première ministre)
L’entreprise adaptée est une entreprise du milieu ordinaire de travail avec la particularité d’employer un certain nombre de personnes en situation de handicap. Pour être embauché, vous devez avoir obtenu la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) et être sans emploi. Les conditions de travail sont adaptées à vos capacités liées à votre handicap.
L’entreprise adaptée est une entreprise du milieu ordinaire de travail avec la particularité d’employer une proportion de travailleurs handicapés dans l’effectif de l’entreprise.
L’entreprise adaptée vous permet d’exercer une activité professionnelle ou d’acquérir une 1re expérience professionnelle en prenant en compte vos possibilités liées à votre handicap.
L’entreprise peut vous former et vous faire évoluer dans l’entreprise elle-même ou vers d’autres employeurs.
L’entreprise adaptée peut également être une étape pour accéder à une entreprise ordinaire en proposant 3 dispositifs de transition :
Le CDD Tremplin : ce contrat vous offre un accompagnement individualisé pour élaborer votre projet professionnel et vous forme à la recherche d’un emploi durable auprès d’autres employeurs. Il est d’une durée de 4 à 24 mois et est conclu avec une entreprise adaptée volontaire. Ce dispositif est en cours d’expérimentation jusqu’au 31 décembre 2023 dans toute la France.
La mise à disposition auprès d’un employeur prêt à vous embaucher pendant 12 à 24 mois. Ce dispositif vous permet de travailler chez l’employeur intéressé tout en restant salarié de l’entreprise adaptée qui vous accompagne et vous forme jusqu’à l’embauche définitive par l’autre employeur.
L’entreprise adaptée de travail temporaire (EATT) vous offre la possibilité d’effectuer des missions d’intérim prenant en compte vos possibilités liées à votre handicap chez différents employeurs tout en restant salarié de l’entreprise adaptée. Elle vous propose également un accompagnement et des formations pour améliorer vos compétences. Ce dispositif est en cours d’expérimentation jusqu’au 31 décembre 2023 dans toute la France.
D’autres critères sont pris en compte selon que vous présentez votre candidature directement à une entreprise adaptée ou êtes proposé par votre conseiller référent emploi ou mission locale.
Vous devez remplir l’une des conditions suivantes :
Sortir d’un établissement et services de réadaptation professionnelle (ESRP) depuis moins de 1 an
Sortir d’un institut médico-éducatif ou un institut d’éducation motrice ou un institut médico-professionnel, depuis moins de 1 an, avec un projet professionnel
Sortir ou être suivi par un service d’accompagnement médico-social pour adultes handicapés ou un service d’accompagnement à la vie sociale ou une unité d’évaluation, de réentrainement et d’orientation sociale et professionnelle, avec un projet professionnel à consolider
Sortir d’une unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis) ou d’un établissement régional d’enseignement adapté (EREA), depuis moins de 1 an
Sortir d’un centre de formation des apprentis depuis moins de 1 an avec un projet professionnel à consolider
Toucher la pension d’invalidité de catégorie 1 ou 2, c’est-à-dire être invalide capable d’exercer une activité rémunérée ou invalide absolument incapable d’exercer une profession quelconque
Vous devez remplir l’une des conditions suivantes :
Avoir un niveau de formation inférieur ou égal au CAP ou BEP
Sortir d’une unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis) ou d’un établissement régional d’enseignement adapté (EREA), depuis moins de 1 an
Sortir d’un centre de formation des apprentis depuis moins de 1 an avec un projet professionnel à consolider
Vous avez le statut de salarié et êtes donc soumis aux mêmes règles que les autres salariés en matière de droit à congé, protection sociale (maladie, maternité, indemnités chômage et retraite), et cessation du contrat de travail.
Vous touchez une rémunération au moins égale au Smic mensuel net, soit 1 383,08 €.