Reconnaissance d’un enfant

Pour les couples mariés

L’établissement de la filiation d’un enfant de parents mariés est automatique pour les couples mariés. Aucune démarche n’est nécessaire. La présomption de paternité peut être écartée dans certains cas.

Pour les couples non mariés

Au sein d’un couple non marié, la filiation d’un enfant s’établit différemment à l’égard du père et de la mère. Pour la mère, il suffit que son nom apparaisse dans l’acte de naissance pour que la maternité soit établie. En revanche, pour établir sa paternité, le père doit faire une reconnaissance (avant ou après la naissance de l’enfant).

Avant la naissance

Le père et la mère peuvent reconnaître leur enfant avant la naissance ensemble ou séparément.
La démarche se fait dans n’importe quelle mairie.
Il suffit de présenter une pièce d’identité et de faire une déclaration à l’état civil.
L’acte de reconnaissance est rédigé immédiatement par l’officier d’état civil et signé par le parent concerné ou par les deux en cas de reconnaissance conjointe. L’officier d’état civil remet une copie de l’acte qu’il faudra présenter lors de la déclaration de naissance.

Au moment de la déclaration de naissance

Dès lors que le nom de la mère figure dans l’acte de naissance de l’enfant, la filiation maternelle est automatique et la mère n’a pas de démarche à faire.
En revanche, pour établir la filiation paternelle, le père doit reconnaître l’enfant.
Il peut le faire à l’occasion de la déclaration de naissance, c’est-à-dire dans les 5 jours qui suivent la naissance. Elle est alors contenue dans l’acte de naissance de l’enfant. Il doit s’adresser à la mairie du lieu de naissance.
À l’occasion de la naissance du premier enfant, un livret de famille est délivré.

Question-réponse

Un salarié peut-il travailler pendant un arrêt de travail ?

Vérifié le 25/03/2022 – Direction de l’information légale et administrative (Première ministre)

Si vous êtes en arrêt de travail (pour cause de maladie ou accident de travail ou maladie professionnelle), vous devez vous abstenir d’exercer toute activité non autorisée par le médecin.

Si vous exercez plusieurs activités, le médecin doit déterminer les activités que vous n’avez pas le droit d’exercer.

 Exemple

Vous êtes formateur à temps partiel et vous travaillez également dans une société de nettoyage. Si le médecin vous arrête pour cause d’allergie à un produit de ménage, vous pouvez néanmoins continuer votre activité de formateur si le médecin l’autorise.

Ainsi, si vous travaillez à temps plein pour une seule activité, et que vous êtes en arrêt maladie, il ne sera pas possible de cumuler votre arrêt maladie avec une autre activité professionnelle.

L’interdiction s’étend à toute activité, rémunérée ou non, même si elle est limitée et a lieu pendant les heures de sortie autorisées.

Si vous exercez une activité interdite pendant l’arrêt maladie, vous devez restituer les indemnités journalières qui vous ont été versées par votre organisme de sécurité sociale : CPAM, MSA.

Si votre employeur vous a laissé travailler, vous pouvez lui demander le versement de dommages et intérêts d’un montant correspondant aux sommes restituées à la CPAM ou à la MSA.

En cas de litige, c’est le juge qui se charge d’établir si l’activité constatée lors d’un contrôle médical est tolérée ou non. Par exemple, les activités suivantes, constatées lors d’un contrôle médical, ont été considérées comme contrevenant aux obligations de l’assuré malade :

  • Activités liées au mandat de représentant du personnel
  • Travaux de peinture sur une maison
  • Réparation d’une voiture
  • Travaux de jardinage

  À savoir

en arrêt maladie, vous pouvez suivre une action de formation sous conditions.