Reconnaissance d’un enfant

Pour les couples mariés

L’établissement de la filiation d’un enfant de parents mariés est automatique pour les couples mariés. Aucune démarche n’est nécessaire. La présomption de paternité peut être écartée dans certains cas.

Pour les couples non mariés

Au sein d’un couple non marié, la filiation d’un enfant s’établit différemment à l’égard du père et de la mère. Pour la mère, il suffit que son nom apparaisse dans l’acte de naissance pour que la maternité soit établie. En revanche, pour établir sa paternité, le père doit faire une reconnaissance (avant ou après la naissance de l’enfant).

Avant la naissance

Le père et la mère peuvent reconnaître leur enfant avant la naissance ensemble ou séparément.
La démarche se fait dans n’importe quelle mairie.
Il suffit de présenter une pièce d’identité et de faire une déclaration à l’état civil.
L’acte de reconnaissance est rédigé immédiatement par l’officier d’état civil et signé par le parent concerné ou par les deux en cas de reconnaissance conjointe. L’officier d’état civil remet une copie de l’acte qu’il faudra présenter lors de la déclaration de naissance.

Au moment de la déclaration de naissance

Dès lors que le nom de la mère figure dans l’acte de naissance de l’enfant, la filiation maternelle est automatique et la mère n’a pas de démarche à faire.
En revanche, pour établir la filiation paternelle, le père doit reconnaître l’enfant.
Il peut le faire à l’occasion de la déclaration de naissance, c’est-à-dire dans les 5 jours qui suivent la naissance. Elle est alors contenue dans l’acte de naissance de l’enfant. Il doit s’adresser à la mairie du lieu de naissance.
À l’occasion de la naissance du premier enfant, un livret de famille est délivré.

Fiche pratique

Prise d’acte de la rupture du contrat de travail d’un salarié

Vérifié le 22/11/2021 – Direction de l’information légale et administrative (Première ministre)

La prise d’acte de la rupture du contrat de travail constitue un mode de rupture du contrat prise par décision de justice. Le salarié saisit le juge pour que ce dernier statue sur les reproches faits à son employeur (manquements suffisamment graves pour empêcher la poursuite du contrat de travail). Cela produit les effets d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse si les faits invoqués par le salarié le justifient. Dans le cas contraire, cela produit les effets d’une démission.

La rupture du contrat de travail par le salarié en raison de faits qu’il reproche à son employeur est une prise d’acte de la rupture du contrat.

Ce mode de rupture entraîne :

Les effets de la prise d’acte ont des conséquences sur le droit à l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE), d’indemnités de fin de contrat et d’exécution du préavis.

La prise d’acte peut être envisagée lorsque le salarié reproche à l’employeur des manquements suffisamment graves pour empêcher la poursuite du contrat de travail.

La prise d’acte est possible dans les cas suivants :

Tout salarié en CDI ou en CDD peut prendre acte de la rupture du contrat de travail.

La prise d’acte est possible à tout moment.

Toutefois, la prise d’acte de rupture n’est pas possible durant la période d’essai.

Aucun formalisme n’est imposé au salarié.

Toutefois, le salarié doit prévenir l’employeur par un courrier écrit listant les reproches faits à l’employeur et justifiant la prise d’acte.

Un modèle est disponible :

Modèle de document
Modèle de lettre de prise d’acte de la rupture du contrat de travail

Accéder au modèle de document  

Direction de l’information légale et administrative (Dila) – Premier ministre

La prise d’acte entraîne la cessation immédiate du contrat de travail.

Le salarié n’est alors pas obligé d’effectuer un préavis.

L’employeur doit vous remettre tous les documents suivants :

Le salarié saisit le conseil de prud’hommes (CPH).

Le CPH a 1 mois pour rendre sa décision.

Les conséquences de la prise d’acte de la rupture du contrat varient alors en fonction de la décision du juge.

La situation varie selon que le salarié est protégé ou pas.

  • Si la prise d’acte de rupture est reconnue, le CPH prononce un licenciement injustifié.

    Dans ce cas, l’employeur verse au salarié les indemnités suivantes :

      À savoir

    le salarié ne peut pas bénéficier d’indemnités de chômage dès la fin du contrat de travail (s’il en remplit les conditions), mais seulement après la décision du CPH.

  • Si la prise d’acte de rupture est reconnue, le CPH prononce un licenciement nul.

    Dans ce cas, l’employeur verse au salarié les indemnités suivantes :

      À savoir

    le salarié ne peut pas bénéficier d’indemnités de chômage dès la fin du contrat de travail (s’il en remplit les conditions), mais seulement après la décision du CPH.

Si la prise d’acte n’est pas reconnue , le CPH prononce la démission du salarié.

Dans ce cas, le salarié verse à l’employeur une indemnité compensatrice de préavis.

Le salarié verse également la somme prévue en cas de clause de dédit-formation.

Le salarié perçoit les indemnités suivantes :

  • Indemnité compensatrice de congés payés
  • Sommes diverses éventuellement dues en cas de rupture du contrat (épargne salariale, primes…)