L’établissement de la filiation d’un enfant de parents mariés est automatique pour les couples mariés. Aucune démarche n’est nécessaire. La présomption de paternité peut être écartée dans certains cas.
Pour les couples non mariés
Au sein d’un couple non marié, la filiation d’un enfant s’établit différemment à l’égard du père et de la mère. Pour la mère, il suffit que son nom apparaisse dans l’acte de naissance pour que la maternité soit établie. En revanche, pour établir sa paternité, le père doit faire une reconnaissance (avant ou après la naissance de l’enfant).
Avant la naissance
Le père et la mère peuvent reconnaître leur enfant avant la naissance ensemble ou séparément. La démarche se fait dans n’importe quelle mairie. Il suffit de présenter une pièce d’identité et de faire une déclaration à l’état civil. L’acte de reconnaissance est rédigé immédiatement par l’officier d’état civil et signé par le parent concerné ou par les deux en cas de reconnaissance conjointe. L’officier d’état civil remet une copie de l’acte qu’il faudra présenter lors de la déclaration de naissance.
Au moment de la déclaration de naissance
Dès lors que le nom de la mère figure dans l’acte de naissance de l’enfant, la filiation maternelle est automatique et la mère n’a pas de démarche à faire. En revanche, pour établir la filiation paternelle, le père doit reconnaître l’enfant. Il peut le faire à l’occasion de la déclaration de naissance, c’est-à-dire dans les 5 jours qui suivent la naissance. Elle est alors contenue dans l’acte de naissance de l’enfant. Il doit s’adresser à la mairie du lieu de naissance. À l’occasion de la naissance du premier enfant, un livret de famille est délivré.
Vérifié le 19/10/2020 – Direction de l’information légale et administrative (Première ministre)
Lorsque le syndicat de copropriétaires rencontre de graves difficultés financières (par exemple, incapacité à réaliser des travaux importants) ou de gestion, la copropriété peut être déclarée en état de carence. Cet état est déclaré par le tribunal après l’intervention d’un expert. En cas de carence avérée, l’immeuble est exproprié, c’est-à-dire saisi.
Pour qu’une copropriété soit déclarée en état de carence, le syndicat de copropriétaires doit être dans l’incapacité d’assurer la gestion de la copropriété ou rencontrer de graves difficultés financières. C’est le cas si le syndicat n’est pas en mesure d’assurer l’entretien de l’immeuble ou de réaliser des travaux importants.
Un état des lieux de la copropriété doit être fait par le tribunal. La demande d’état des lieux doit être faite par l’une des personnes suivantes :
Maire de la commune ou le président de l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) compétent en matière d’habitat
Préfet (avec accord du maire ou président de l’EPCI)
Importance des travaux à mettre en œuvre pour garantir la santé et la sécurité des habitants
Les résultats de l’expertise doivent être notifiés aux personnes suivantes :
Syndicat des copropriétaires et aux copropriétaires ou à l’administrateur provisoire s’il en existe un
Maire de la commune ou président de l’EPCI compétent en matière d’habitat
Préfet
En fonction des conclusions du rapport d’expertise, le tribunal peut déclarer l’état de carence de l’immeuble.
Cette décision est alors notifiée à l’ensemble des personnes suivantes :
Syndicat des copropriétaires
Copropriétaires
Administrateur provisoire s’il en existe un
Auteur de la saisine
Organisme payeur des allocations logement
Maire de la commune ou au président de l’EPCI compétent en matière d’habitat
Préfet
À savoir
si l’adresse d’un ou plusieurs destinataires n’est pas connue, la notification est faite par affichage à la mairie et sur la façade de l’immeuble.
En cas d’état de carence déclaré, l’expropriation, c’est-à-dire la saisie de l’immeuble, peut être décidée au profit des personnes suivantes :
Maire ou président de l’EPCI compétent en matière d’habitat
Concessionnaire d’une opération d’aménagement
Société de construction dans laquelle l’État détient la majorité du capital
L’expropriation doit avoir pour objet soit la rénovation de l’immeuble pour des logements d’habitation ou pour un autre usage, soit la démolition totale ou partielle de l’immeuble.