Reconnaissance d’un enfant

Pour les couples mariés

L’établissement de la filiation d’un enfant de parents mariés est automatique pour les couples mariés. Aucune démarche n’est nécessaire. La présomption de paternité peut être écartée dans certains cas.

Pour les couples non mariés

Au sein d’un couple non marié, la filiation d’un enfant s’établit différemment à l’égard du père et de la mère. Pour la mère, il suffit que son nom apparaisse dans l’acte de naissance pour que la maternité soit établie. En revanche, pour établir sa paternité, le père doit faire une reconnaissance (avant ou après la naissance de l’enfant).

Avant la naissance

Le père et la mère peuvent reconnaître leur enfant avant la naissance ensemble ou séparément.
La démarche se fait dans n’importe quelle mairie.
Il suffit de présenter une pièce d’identité et de faire une déclaration à l’état civil.
L’acte de reconnaissance est rédigé immédiatement par l’officier d’état civil et signé par le parent concerné ou par les deux en cas de reconnaissance conjointe. L’officier d’état civil remet une copie de l’acte qu’il faudra présenter lors de la déclaration de naissance.

Au moment de la déclaration de naissance

Dès lors que le nom de la mère figure dans l’acte de naissance de l’enfant, la filiation maternelle est automatique et la mère n’a pas de démarche à faire.
En revanche, pour établir la filiation paternelle, le père doit reconnaître l’enfant.
Il peut le faire à l’occasion de la déclaration de naissance, c’est-à-dire dans les 5 jours qui suivent la naissance. Elle est alors contenue dans l’acte de naissance de l’enfant. Il doit s’adresser à la mairie du lieu de naissance.
À l’occasion de la naissance du premier enfant, un livret de famille est délivré.

Question-réponse

Qu’est-ce qu’un complément d’heures pour le salarié à temps partiel ?

Vérifié le 24/06/2021 – Direction de l’information légale et administrative (Première ministre)

Un complément d’heures est une période d’augmentation temporaire de la durée de travail du salarié à temps partiel.

Le complément d’heures ne doit pas être confondu avec une heure complémentaire, qui ne prévoit pas les mêmes avantages.

L’instauration d’un complément d’heures doit être prévue par une convention collective ou un accord de branche étendu.

Chaque complément d’heures doit faire l’objet d’un avenant au contrat de travail.

L’avenant doit préciser la durée du travail durant cette période.

Il doit également préciser la durée de validité de chaque complément d’heures (aucun plafond légal n’est imposé)

Plusieurs avenants peuvent être conclus dans l’année.

Le nombre de ces avenants est fixé par la convention ou l’accord.

Toutefois, ce nombre ne doit pas dépasser 8 par an et par salarié.

Les heures effectuées dans le cadre du complément d’heures ne font pas l’objet d’une majoration de salaire.

Le salarié peut effectuer des heures complémentaires s’il travaille au-delà de la durée prévue dans le cadre du complément d’heures.

Dans ce cas, chaque heure complémentaire est majorée d’au moins 25 %.

 Exemple

Un avenant peut prévoir qu’un salarié travaillant habituellement 24 heures par semaine est amené à travailler 30 heures par semaine pendant 1 mois.

Les heures effectuées entre la 25e et la 30e heure ne sont pas majorées.

Si le salarié effectue 2 heures complémentaires, les 31e et 32e heures sont majorées de 25% minimum.