Reconnaissance d’un enfant

Pour les couples mariés

L’établissement de la filiation d’un enfant de parents mariés est automatique pour les couples mariés. Aucune démarche n’est nécessaire. La présomption de paternité peut être écartée dans certains cas.

Pour les couples non mariés

Au sein d’un couple non marié, la filiation d’un enfant s’établit différemment à l’égard du père et de la mère. Pour la mère, il suffit que son nom apparaisse dans l’acte de naissance pour que la maternité soit établie. En revanche, pour établir sa paternité, le père doit faire une reconnaissance (avant ou après la naissance de l’enfant).

Avant la naissance

Le père et la mère peuvent reconnaître leur enfant avant la naissance ensemble ou séparément.
La démarche se fait dans n’importe quelle mairie.
Il suffit de présenter une pièce d’identité et de faire une déclaration à l’état civil.
L’acte de reconnaissance est rédigé immédiatement par l’officier d’état civil et signé par le parent concerné ou par les deux en cas de reconnaissance conjointe. L’officier d’état civil remet une copie de l’acte qu’il faudra présenter lors de la déclaration de naissance.

Au moment de la déclaration de naissance

Dès lors que le nom de la mère figure dans l’acte de naissance de l’enfant, la filiation maternelle est automatique et la mère n’a pas de démarche à faire.
En revanche, pour établir la filiation paternelle, le père doit reconnaître l’enfant.
Il peut le faire à l’occasion de la déclaration de naissance, c’est-à-dire dans les 5 jours qui suivent la naissance. Elle est alors contenue dans l’acte de naissance de l’enfant. Il doit s’adresser à la mairie du lieu de naissance.
À l’occasion de la naissance du premier enfant, un livret de famille est délivré.

Question-réponse

CSE : quand l’employeur doit-il organiser des élections partielles ?

Vérifié le 27/04/2022 – Direction de l’information légale et administrative (Première ministre)

L’employeur a l’obligation de mettre en place un comité social et économique (CSE) dans les entreprises de 11 salariés et plus. Lorsqu’un collège électoral a cessé d’être représenté ou lorsque le nombre des membres titulaires est au moins réduit de moité, l’employeur doit organiser des élections partielles. En fonction de la date prévue pour le renouvellement du CSE, l’employeur peut être dispensé d’organiser ces élections.

L’obligation d’organiser des élections partielles des membres de la délégation du personnel du CSE dépend du moment où se produit l’événement.

  • L’employeur a l’obligation d’organiser des élections partielles dans les cas suivants :

    • Lorsqu’un collège n’est plus représenté, l’employeur doit organiser des élections partielles. Les membres doivent avoir cessé définitivement leur mandat ou avoir quitté l’entreprise. Par exemple : démission de la fonction de représentant du personnel, démission ou licenciement du salarié.

      Il n’y a plus de suppléants pouvant remplacer les titulaires.

      Seul ce collège est concerné par les élections. Elles sont organisées pour les titulaires et pour les suppléants.

      Les élections partielles s’organisent et se déroulent selon les mêmes règles que les élections ordinaires. L’élection se déroule dans les conditions fixées par le protocole préélectoral conclu lors de l’élection initiale.

      Les candidats sont élus pour la durée des mandats restant à courir.

      L’employeur doit mettre à jour la liste électorale pour prendre en compte :

      • Les nouveaux salariés
      • Les salariés qui ne remplissaient pas les conditions pour être électeurs lors de la précédente élection
      • Les salariés qui ont quitté l’entreprise
      • Les changements de qualification des salariés. Par exemple, un salarié devenu cadre suite à une promotion doit voter pour le collège des cadres, même s’il avait voté pour le collège des techniciens et agents de maîtrise lors de l’élection initiale.
    • Lorsque le CSE a perdu la moitié de ses membres titulaires ou plus, l’employeur doit organiser des élections partielles. Les membres doivent avoir cessé définitivement leur mandat ou avoir quitté l’entreprise. Par exemple, démission de la fonction de représentant du personnel, démission ou licenciement du salarié.

      Il n’y a plus de suppléants pouvant remplacer les titulaires.

      Tous les sièges vacants de tous les collèges sont concernés par cette élection. Des listes distinctes sont établies pour les titulaires et les suppléants.

      Les élections partielles s’organisent et se déroulent selon les mêmes règles que les élections ordinaires. L’élection se déroule dans les conditions fixées par le protocole préélectoral conclu lors de l’élection initiale.

      Les candidats sont élus pour la durée des mandats restant à courir.

      L’employeur doit mettre à jour la liste électorale pour prendre en compte :

      • Les nouveaux salariés
      • Les salariés qui ne remplissaient pas les conditions pour être électeurs lors de la précédente élection
      • Les salariés qui ont quitté l’entreprise
      • Les changements de qualification des salariés. Par exemple, un salarié devenu cadre suite à une promotion doit voter pour le collège des cadres, même s’il avait voté pour le collège des techniciens et agents de maîtrise lors de l’élection initiale.
  • L’employeur n’a pas l’obligation d’organiser des élections partielles lorsque ces événements se produisent dans les 6 mois précédant le terme du mandat.

    Le CSE fonctionnera à effectif réduit jusqu’à la fin du mandat.

Pour en savoir plus