Déposer votre demande en ligne

Le Guichet numérique des autorisations d’urbanisme (GNAU) est un outil permettant aux particuliers et aux professionnels d’effectuer et de suivre toutes les démarches d’autorisations d’urbanisme depuis chez soi grâce à un espace personnel et sécurisé.

Ce Guichet numérique a été mis en place pour faciliter le dépôt des dossiers (certificat d’urbanisme, déclaration préalable, permis de construire, permis d’aménager, permis de démolir…) ainsi que les échanges entre le demandeur et la mairie. Ce service en ligne est sécurisé et gratuit :

Attention : seules les demandes d’autorisation d’urbanisme dématérialisées déposées via le Guichet numérique seront traitées. Toutes les autres voies dématérialisées seront nulles et non avenues.

Ce dispositif vous permet de formuler votre demande en ligne et de télécharger les pièces demandées à chaque étape du dossier. Pour cela, vous devez :

  • créer un compte ;
  • choisir quel type de dossier vous souhaitez déposer (permis de construire, déclaration préalable…) ;
  • remplir le Cerfa correspondant à votre demande en joignant toutes les pièces obligatoires ;
  • valider le dépôt de votre dossier, une fois que le formulaire de demande est renseigné et que toutes les pièces nécessaires à l’instruction du dossier sont jointes.

Après enregistrement de votre demande sur le Guichet numérique, vous recevrez un accusé d’enregistrement électronique qui sera la preuve de la création de votre dossier. Il vous sera également adressé un numéro d’enregistrement qui vous sera communiqué par mail.

Ce nouveau service en ligne concerne l’ensemble des demandes d’autorisation d‘urbanisme les plus courantes, notamment les :

  • Certificats d’urbanisme (CUa et CUb) ;
  • Déclarations de cession (DCC) ;
  • Déclarations d’intention d’aliéner (DIA) ;
  • Déclarations préalables (DP, DPLT, DPMI) ;
  • Permis de construire (PC), Permis d’aménager (PA) ;
  • Permis de construire maison individuelle (PCMI) ;
  • Permis de démolir (PD).

Attention : certains dossiers spécifiques ne rentrent pas dans le champ d’utilisation du GNAU. Le dépôt papier reste obligatoire pour ces types de demandes.

Sur la page d’accueil du guichet numérique, un lien permet d’accéder à une assistance en ligne afin d’aider au choix de la demande et à la constitution du dossier. L’assistance indiquera le type de demande (déclaration préalable, permis de construire), les pièces et plans à joindre.

Pour les personnes qui n’ont pas accès au numérique ou pour celles qui le souhaitent, il est toujours possible de déposer les demandes en format papier en mairie.

À retenir : si un dossier est déposé sur le guichet numérique, toutes les pièces complémentaires devront également l’être.

En savoir plus sur les différentes démarches sur Service-Public.fr

Question-réponse

La paternité du mari peut-elle être rétablie après avoir été écartée ?

Vérifié le 01/03/2022 – Direction de l’information légale et administrative (Première ministre), Ministère chargé de la justice

Le mari est considéré comme le père de l’enfant mis au monde par son épouse. C’est la présomption de paternité.

Mais cette présomption est écartée quand l’acte de naissance de l’enfant ne désigne pas le mari comme père. C’est le cas par exemple lorsqu’un autre homme a reconnu l’enfant avant sa naissance.

Elle peut aussi être écartée en cas de demande de divorce ou de séparation de corps.

Dans certains cas, la présomption peut être rétablie.

  • Si l’enfant n’a pas été reconnu par son père, il porte le seul nom de sa mère.

    Il existe 2 solutions pour que le mari soit reconnu comme étant le père :

    • Reconnaître l’enfant
    • Demander un acte de notoriété si le mari est décédé ou dans l’impossibilité de reconnaître l’enfant
    • Si aucun autre lien paternel n’est établi, le mari peut reconnaître l’enfant quel que soit son âge.

      Il lui suffit de se présenter dans une mairie avec un extrait d’acte de naissance de l’enfant ou le livret de famille de la mère.

      La reconnaissance paternelle sera inscrite en marge de l’acte de naissance de l’enfant.

    • Il est possible de faire établir un acte de notoriété par un notaire dans les cas suivants :

      • Le mari est décédé
      • Il est dans l’impossibilité de reconnaître l’enfant.

      Il faut prouver qu’il est le père de l’enfant en présentant une accumulation de faits qui montrent qu’il se comporte (ou s’est comporté) comme le père de l’enfant (on parle de possession d’état).

      Par exemple :

      • Le mari et l’enfant se sont comportés comme tels dans la réalité (vie de famille effective)
      • Le mari a financé en tout ou partie l’éducation et l’entretien de l’enfant
      • La société, la famille, les administrations reconnaissent l’enfant comme celui du mari.

      Cette liste n’est pas limitative. Plusieurs faits doivent être établis.

      La relation entre le père supposé et l’enfant doit remplir toutes les conditions suivantes :

      • La relation doit s’établir dans la durée. Le père et l’enfant doivent entretenir des relations habituelles même si elles ne sont pas permanentes.
      • Elle ne doit pas être établie de manière violente ou frauduleuse
      • Le parent prétendu et l’enfant doivent être reconnus comme tels dans la vie courante (amis, famille, administration, etc.)
      • Il ne doit pas y avoir de doute sur le fait qu’il est le père de l’enfant

      Rôle du notaire

      L’acte de notoriété est un document établi par un notaire qui constate l’existence de relations familiales entre l’enfant et son père supposé.

      Si le notaire établit l’acte de notoriété, la filiation paternelle est rétablie sur l’acte de naissance de l’enfant par une mention en marge.

      Le lien de filiation établi s’applique depuis la date de naissance de l’enfant (il est rétroactif).

      Où s’adresser ?

      En cas de refus d’établir l’acte de notoriété

      Si le notaire ne peut pas rédiger l’acte de notoriété, la paternité du mari doit être établie en justice.

      Le mari doit saisir le tribunal judiciaire. L’assistance d’un avocat est obligatoire.

      Où s’adresser ?

      L’action permettant d’établir la paternité du mari peut aussi être engagée par les personnes suivantes :

      • Mère de l’enfant mineur
      • Enfant majeur jusqu’à 28 ans

      La preuve de la paternité peut être apportée par tous les moyens (témoignages, lettres du père présumé à la mère, etc.).

      Le juge peut ordonner une expertise génétique (test de paternité) qui nécessite l’accord des personnes concernées.

      Le refus de s’y soumettre peut être interprété par le juge comme un aveu de paternité ou, selon le cas, de non paternité.

       À noter

      une expertise sur une personne décédée est interdite sauf si le défunt avait donné son accord de son vivant.

      Si le recours aboutit, le rétablissement de la présomption de paternité s’applique depuis la date de naissance de l’enfant (il est rétroactif).

      Le juge peut aussi prendre des décisions sur les sujets suivants :

      • Autorité parentale
      • Contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant
      • Nom de l’enfant
  • Si un lien paternel est déjà établi, il faut s’adresser au tribunal judiciaire pour le contester.

    L’assistance d’un avocat est obligatoire.

    Où s’adresser ?

    Le tribunal peut être saisi par l’une des personnes suivantes :

    • Mari de la mère de l’enfant mineur dont la présomption de paternité a été écartée
    • Mère de l’enfant mineur
    • Époux ensemble
    • Enfant majeur jusqu’à 28 ans

    La preuve de la paternité peut être apportée par tous les moyens (témoignages, lettres du père présumé à la mère, etc.).

    Le juge peut ordonner une expertise génétique (test de paternité) qui nécessite l’accord des personnes concernées.

    Le refus de s’y soumettre peut être interprété par le juge comme un aveu de paternité ou, selon le cas, de non paternité.

     À noter

    une expertise sur une personne décédée est interdite sauf si le défunt avait donné son accord de son vivant.

    Si le tribunal accepte la demande, le lien de filiation s’applique depuis la date de naissance de l’enfant (il est rétroactif).

    Le tribunal peut aussi décider sur les sujets suivants :

    • Autorité parentale
    • Contribution du père à l’entretien et à l’éducation de l’enfant
    • Nom de l’enfant